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Poésie et Peinture

Un petit espace en hommage à mon Grand-père, JEF FRIBOULET, Artiste peintre-sculpteur, né à Fécamp (Haute-Normandie) le 11 novembre 1919 et mort le 13 mai 2003. Il était proche des hommes, des lourds labeurs de la terre, des douleurs et des joies du quotidien. Sa force de caractère et sa joie de vivre se retrouvaient aussi bien dans sa façon de peindre que dans sa façon de sculpter. Il a été et est encore d'une grande influence dans ma vie et dans mon écriture.


Rien de tel que de se faire une opinion personnelle en visitant deux sites qui lui sont entièrement consacrés :

www.jeffriboulet.com  site officiel conçu et tenu par la famille Friboulet

www.jef-friboulet.asso.fr   site tenu et créé par l'association les amis de Jef Friboulet

 

et feuilleter aussi ce petit livre dans lequel sont réunis son pinceau et ma plume, afin de faire perdurer notre belle complicité ... 

 

 

 

 

IL EST UN HOMME...

Il est un homme que j’admire
Par delà tant d’années déjà
Comment pourrais-je le décrire
Enfance hâlée par son aura

Dans mon regard j’ai ses peintures
Et dans ma tête ses couleurs
Je vois renaître la nature
Et résonner le créateur

Il est un homme immense artiste
J’ai pour modèle sa passion
Dans le tableau la main puriste
Donne à mes vers leur expression

Sa force anime la matière
La toile vit sous le pinceau
Creux et relief, ombre et lumière
Dans l’attitude naît le mot

Il est un homme qui m’inspire
Par son charisme et ses humeurs
Image et rime je respire
Esprit volage du rêveur

Pourrais-je dire en un poème
A ce Grand-père qui est mien
Avec fierté combien je l’aime
Combien j’estime notre lien

Il est un homme que j’adore
Peintre sculpteur de grand chemin
De tout ton être peins encore
Sculpte la vie à pleine main !

  

LE MONDE EST ILLUSION
 
Le monde est ainsi fait que je ne peux l’aimer
Monde immonde et cruel où les mains sont des armes
Monde injuste et amer où les nuits sont de larmes
Eteignez-vous mes yeux, il faut tout oublier.
 
 
Créateur tout puissant, si vraiment tu existes
Corrige tes erreurs, efface les défauts
Croyance ou imposteur, tu n’en es pas moins faux
Disparais de ma vie, moi je veux être artiste.

 
Mes doigts comme pinceaux, mon cœur comme couleurs

Voilà pour iriser ce manque d’harmonie

Pour ne plus jamais voir quelque monotonie

Je donne à l’arc-en-ciel un petit ton farceur.

 

Haute imagination, êtres emplis de rêves

Je veux l’impossible possible n’importe où

Je rêve l’utopie, non plus les garde-fous

Coup de sang, coup de cœur, je sens monter la sève.

 

Visages épanouis, ciel infiniment bleu

Comme une symphonie tous mes mots virevoltent

Se posent sur la page et calment la révolte

Sourire dans mon âme, enfin j’ouvre les yeux.

 

Le monde ainsi refait, éclôt une peinture
Petit n’oublie jamais, le monde est illusion
N’écoute pas le sage, et plus les religions
Laisse parler ton cœur plus libre est la nature.
 

 

 

 

Imagine la vie comme tu veux la vivre

Puise dans tes rêves courage et rébellion
Ecoute-toi Petit, le monde est illusion
Vis toutes tes passions, oui vis à en être ivre !
 
 
 JE VOUDRAIS ÊTRE VENT
 
 
Je voudrais être vent
Pour chasser la détresse
Et voir comme promesse
S’évanouir les tourments
Pour offrir mes caresses
Et souffler ma tendresse
Je voudrais être vent
 
Je voudrais être pluie
Pour effleurer sa peau
Comme une perle d’eau
Être son eau de vie
Ou le chant d’un oiseau
Pour remplacer les mots
Je voudrais être pluie
 
Je voudrais être feu
Pour réchauffer son âme
Et brûler de mes flammes
Ces temps bien malheureux
Pour que son cœur s’enflamme
Pour fuir les jours infâmes
Je voudrais être feu
 
Je voudrais être orage
Tonner colère et peur
Sans abîmer la fleur
A l’ombre d’un nuage
Pour cacher sa pudeur
Emousser sa douleur
Je voudrais être orage
 
Je voudrais être vent
Pour aller à ma guise
Mourir loin des églises
Voguer au firmament
Être une douce brise
Pour renier les devises
Je voudrais être vent
 
 
 
 
 
 
 

Je voudrais être libre
Pour être sage et fou
Pour dire les tabous
Et trouver l’équilibre
Pour être agneau et loup
Pour ouvrir les verrous
Je voudrais être libre
 
Mais je ne suis que moi
Pleine d’incertitudes
Haïssant l’habitude
Cherchant le moindre émoi
Craignant la servitude
Aussi la solitude
Mais je ne suis que moi
 
Vois aujourd’hui je rêve
Je ne suis rien ou peu
J’ai bien un cœur sans dieu
J’y vais puiser ma sève
Je sais aimer sans jeu
Je sais pleurer s’il pleut
Voit aujourd’hui je rêve
 
J’ai croqué le soleil
Pour embrasser le monde
Pour voir ma vie féconde
Et sourire au réveil
Pour que mes yeux s’inondent
Pour le reflet dans l’onde
J’ai croqué le soleil
Mais ... je voudrais être Vent !
 
 
 
 

 JEUNE INCONNU

 

Jeune inconnu qui marche seul
Le regard vide et l’âme triste
Prête l’oreille à ton aïeul
Ecoute un peu le vieil artiste

Tu t’en vas seul sur ton chemin
Chercher ailleurs une réponse
Pas après pas tu vas au loin
Fermant les yeux tu vas tu fonces

La vie te trompe et tu as peur
Le ciel si bleu a mis un voile
Tu n’entends plus chanter ton cœur
La nuit est noire et sans étoile

Jeune inconnu reprend espoir
Que tes questions enfin s’envolent
Reprends ton souffle avec le soir
Brûle les dieux et les idoles

Ouvre les yeux serre les poings
Puise ta force des faiblesses
Regarde en toi et fais le point
Fuite et regrets sont ce qui blesse

Cherche un sourire et un regard
La vie est courte il faut la vivre
Aucune excuse aucun retard
Seuls quelques mots au fond d’un livre

Jeune inconnu vois les couleurs
Arrête toi crois en tes rêves
Prends donc le temps pour ton bonheur
Plus qu’on ne croit la vie est brève !

Jeune inconnu tu n’es plus seul
Sèche tes yeux ne sois plus triste
Prête l’oreille à ton aïeul
Jeune inconnu sois donc Artiste !